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Histoire du Swing

LE LINDY HOP

LE LINDY HOP - Les Fous du Swing

Le Lindy Hop 

 Entre 1910 et 1950, Harlem était un lieu où les gens de tous horizons, toutes couleurs et toutes classes se réunissaient. Le "Cotton Club" présentait des artistes noirs et accueillait la riche clientèle blanche et glamour pendant que la salle de bal "Savoy", ouverte en 1926, accueillait la clientèle plus modeste, à forte proportion noire. Le Savoy était malgré tout l'une des rares salles de bal intégrée, c'est-à-dire ouverte aux blancs et aux noirs. Le Savoy était le haut lieu de la danse à Harlem et accueillait l'élite des danseurs dont la troupe des Whitey's Lindy Hoppers. La musique Swing et le Lindy Hop évoluèrent parallèlement dans ces salles de bal et principalement au Savoy.

Dans les années 1910 et 1920, dans tous les vaudevilles, les professionnels montraient leurs talents au travers des claquettes et autres danses de cette période. Dans les années 1920 et 1930, les salles de bal américaines sponsorisèrent des concours de danse, au cours desquels les danseurs improvisaient et inventaient de nouveaux pas. C'est dans ce milieu que naquît le Lindy Hop.

Légende communément acceptée : le 21 mai 1927, Charles Lindbergh vient de traverser l'Atlantique, c'est le grand saut, le "Big Hop". C'est un évènement mondial qui se fête partout dans le monde, notamment au Savoy. C'est à ce moment qu'un journaliste vient interviewer le meilleur danseur de l'époque (Georges "Shorty" Snowden), pour savoir ce qu'il dansait. Cependant, cette danse n'avait pas de nom particulier, et sans doute à court d'inspiration et/ou en hommage à "Lindy" (Charles Lindbergh), ce dernier répondit qu'il dansait le "Lindy Hop".

Le Lindy Hop fut popularisé à travers tous les États-Unis par la troupe de danse professionnelle, les Whitey's Lindy Hoppers, dont les membres les plus connus sont Frankie Manning, Al Minns et Leon James. On peut voir ces danseurs dans des films comme Hellzapoppin, Un jour aux courses.

Le Lindy Hop apparaît pour la première fois à Paris en juin-juillet 1937 dans "the Cotton Club Revue" avec l'orchestre de Teddy Hill.

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                                                              FRANCKIE  MANNING

Dans les années 1980, un Suédois, Lennart Westerlund, passionné de swing, réintroduit le Lindy Hop en Europe avec l'énergie de plusieurs troupes : Harlem Hot Shots (Suède), la New York Swing Society (États-Unis) et les Jiving Lindy Hoppers (Angleterre). Lors d'un voyage aux USA, il rencontra plusieurs danseurs de la grande époque, dont Frankie Manning qui est la mémoire vivante de cette époque. Franckie a fondé les fameuses troupes de danseurs the Whitey's Lindy Hoppers et cotoyé les plus grands compositeurs de swing : Count Basie, Jimmie Lunceford, Cab Calloway, il appelait chaleureusement Ella Fitzgerald "Sister" et elle l'appelait "Brother". A 92 ans, il est devenu l'ambassadeur du Lindy Hop à travers le monde et a transmis sa passion du swing et de sa danse : le Lindy Hop...

En France, le Lindy Hop est arrivé à la fin de la 2ème guerre mondiale. Les GI's américains l'ont appelé "Jitterbug"et ils ont dû s'adapter aux dimensions réduites des clubs de jazz, comme le Caveau de la Huchette.

Le style musical évoluant, le Lindy se transforma en Be-Bop puis en Rock'n Roll dans les années 60. Depuis les années 90, il revient sur le devant de la scène. On danse à nouveau le Lindy Hop dans le monde entier grâce à son côté ludique et son originalité.

 

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 La Jam

La Jam est le nom donné à l'arène formée par un attroupement de danseurs, laissant vide un espace circulaire. Alors, à tour de rôle, des couples de danseurs se lancent pour faire le show. La Jam se forme en général sur des musiques très rapides. La Jam se forme également à l’occasion de l’anniversaire d’un danseur ou d’une danseuse, qui se voit invité pour une danse par une succession de partenaires. Enfin la Jam est aussi un moyen pour les danseurs de remercier un orchestre lorsque celle-ci se forme près de la scène. Il y a alors un véritable échange entre musiciens et danseurs.

La danse des voleurs

Le principe de la danse des voleurs est très simple : « si t’es seul, va prendre le/la partenaire d’un autre danseur ! ». Le danseur dépossédé de sa partenaire va alors se rapprocher d’un autre couple et y subtiliser avec plus ou moins de finesse la cavalière (inversement pour les danseuses).

Le Snow-ball

La ‘’Boule de Neige’’ se fait sur une musique où 2 danseurs commencent à danser, et lorsque le speaker annonce "Snow-ball", le couple se sépare et va inviter 2 autres danseurs. Au "Snow-Ball" suivant, il y aura 8 danseurs sur la piste et ainsi de suite, tout le monde se met à danser. Le speaker peut aussi annoncer des « Freeze » : tout le monde se fige alors en attendant que le speaker demande de repartir.

Le Shim-Sham

Il existe plusieurs Shim-Sham. Celui de Frankie Manning est le plus connu et souvent, au cours d’une soirée sur la musique du Shim-Sham de Franckie, les danseurs se mettent alors à faire la chorégraphie. C'est également un moyen de remercier un orchestre. Les danseurs font alors tous face à ce dernier. 

A l’origine, le Shim Sham relève d’un pas traditionnel de claquettes venant de la communauté noire américaine. Ensuite, on a donné le nom de Shim Sham à un petit enchaînement de 32 mesures. Cette routine sera reprise par de nombreux danseurs de swing et de Lindy Hop qui, à leur tour, l’adapteront et créeront de nouvelles variations comme le Al and Leon’s Shim Sham, le Dean Collins Shim Sham. Aujourd’hui, la plupart des danseurs de swing connaissent au moins la version simplifiée du Shim Sham.Cette danse se pratique partout dans le monde.
D’après la légende, l'enchaînement de Shim-Sham aurait vu le jour en 1931 au Connie's Inn à NEW-YORK, un dîner-spectacle tenu par l'infatigable Connie IMMERMAN, alors très en vogue à Harlem.
La direction de cet établissement était entièrement composée de blancs, comme celle du réputé Cotton Club. Le spectacle était interprété par des artistes noirs pour le plaisir d'une clientèle presque uniquement blanche, qui venait là pour siroter du mauvais gin servi dans des tasses à thé, tout en se délectant du spectacle considéré alors comme très "exotique". Un chorus femmes et hommes ainsi que diverses attractions, notamment des danseurs de claquettes, composaient le spectacle. Un autre divertissement du club était de proposer des serveurs ayant des bases de chant et de danse et qui participaient à différents numéros du spectacle ainsi qu’au grand final, où une chorégraphie adéquate était recherchée. Un jour, un des artistes membre de la troupe se rappela d'un chouette enchaînement. Celui-ci était court et aisé. Il avait d’abord été présenté sous le nom de "Goofus" par un trio de danseurs. Ensuite, on le simplifia encore et cet enchaînement devint la base du Shim-Sham.
La naissance du Shim Sham est attribuée aux danseurs de claquettes  Willie Bryant et Leonard Reed. En plus de la version claquette, il existe d’autres versions du Shim Sham : on peut citer celles chorégraphiées par Dean Collins , Leon James  (le Savoy Shim Sham) ou Frankie Manning.

 

LE BALBOA

LE BALBOA - Les Fous du Swing

Le Balboa est une danse Swing née dans les années 1920 sur la côte ouest des États-Unis, plus précisément dans la péninsule de Balboa près de San Diego au dancing le "Rendez-vous". La salle de Bal "Rendez-vous Ballroom" a été construite en 1928, il y avait 2 salles de danse d’une capacité de 4000 personnes et disposait d’un parking comprenant 1000 emplacements ! La piste de danse était si grande qu’elle pouvait accueillir plus de 1500 couples. Une incendie le détruit en 1935 mais ils réussirent à le reconstruire en moins de 3 mois !

La plupart des grands Big Bands de l’époque y ont joué : Bob Crosby, Harry James, Gene Krupa, Tommy Dorsey, Jimmy Dorsey, Woody Herman, Lionel Hampton, Benny Goodman, Charlie Barnet, Nat King Cole, The Andrews Sisters et bien d’autres.

En 1938, la salle était surnommée "la Reine Du Swing" par le magasine Look.

Le pur Balboa se danse en position complètement fermée et se pratiquait dans des salles de danse traditionnelles où l’espace était limité. Quelques-unes de ces salles imposaient des règles très strictes ou des codes de conduites qui interdisaient les kicks du charleston, trop sauvages.

Le pur Balboa se caractérise par une posture assez droite et, de ce fait, les partenaires se tiennent "poitrine contre poitrine" contact très proche et intime. Vous ne vous séparez jamais de votre partenaire, c'est une danse très simple. Les seules variations possibles étaient les changements de direction, sachant que ces variations de pas jouaient généralement avec le rythme ou changeaient le style du pur Balboa.

De toute façon, si vos poitrines se séparent, c’est que vous ne faites plus du pur Balboa ! On disait que le Balboa avait été inventé par des hommes qui voulaient juste rencontrer et danser avec des femmes !

Sa simplicité et son économie des mouvements font que le Balboa s’adapte parfaitement aux tempos rapides. A l’origine, beaucoup de danseurs dansaient à des vitesses incroyables mais ils aimaient néanmoins danser sur des musiques plus lentes car le Balboa s’adapte bien à tous les tempos.

Le Bal Swing

Les danseurs de pur Balboa ont commencé à introduire des variations plus fantaisistes, ce qui les forçaient à briser le contact "poitrine-poitrine". De cette façon, tout était possible : vrilles, tours, (dips et tricks) et même des acrobaties ! Tout cela était autorisé pourvu que le style, les sensations et le cadre restent dans l’esprit original du pur Balboa. Pour résumer, on peut dire que les variations en position ouverte étaient autorisées tant qu’elles étaient combinées avec les pas de base du pur Balboa.

Il est difficile de savoir quand cette forme de Balboa a acquis son nom de "Bal Swing" car, pendant longtemps, les gens la rangeaient simplement et sans distinction dans les danses Swing. Pendant longtemps, le monde de la danse a oublié le Balboa. Heureusement, la danse n’a jamais complètement disparu et beaucoup d’anciens danseurs ont continué avec passion et c’est ainsi que Sylvia Sykes et Jonathan Bixby découvrirent le Balboa au début des années 80. Ils persuadèrent certains des anciens danseurs de leur enseigner le Balboa pour le pérenniser. Ils travaillèrent beaucoup avec Maxie Dorf qui avait été proclamé "Roi du Balboa". Maintenant le Balboa se danse aux 4 coins de monde.

LE SHAG

LE SHAG - Les Fous du Swing

Collegiate Shag 

Le Collegiate Shag est une danse de couple qui se pratique généralement sur de la musique jazz swing à tempo élevé. Le Collegiate Shag fait partie de la famille des danses Vernaculaires américaines dite Swing. Ces danses étaient très populaires dans les années 1920, 30 et 40. Le terme « shag », quand on l’utilise en référence aux danses sociales américaines, est très vaste tant il est utilisé pour désigner plusieurs danses qui sont nées dans la première partie du 20 siècle aux USA. Le célèbre "Arthur Murray" mentionnait, dans son livre « Let’s Dance » en 1937, un article qui disait que le shag était dansé et connu dans tout le pays sous un nom parfois différent comme par exemple le « Flea Hop »

 Son origine

Le Collegiate Shag est originaire du sud des Etats-Unis, éventuellement la Nouvelle- Orléans, et serait une évolution du Foxtrot. A cette époque, il était connu sous le nom de « Flea Hop ». Le Shag rencontra la popularité dans les années 20 et on suppose qu’il serait l’un des précurseurs du Lindy Hop dans le milieu étudiant. Il se dansait principalement sur du ragtime ou du jazz à tempo rapide. Il y avait de nombreuses compétitions de danse entre les lycées à New-York entre 1920 et 1930 qui comportaient une section Shag. Un autre haut lieu pour le Shag à l’époque était Virginia Beach ainsi que quelques autres villes de l’est américain. Au cours des années, le Shag évolua vers différentes formes de danse. Le Collegiate et le Murray Shag peuvent être mélangés avec des mouvements et des pas du swing et du Jig Trot. Le Carolina Shag est une évolution du Collegiate Shag et du Charleston dans les années 30, qui est tout à fait différent et qui se rapproche plus du style Swing que du style Shag. Parmi ces évolutions, on peut également citer le Saint Louis Shag.

 Aujourd’hui... Grâce à quelques danseurs, du sud de la Californie, le Collegiate Shag est revenu en scène. Il est surtout populaire dans le milieu des danses Swing et particulièrement auprès des danseurs de Lindy Hop. Il existe de nombreux cours, festivals et soirées. Dans certaines compétitions de danses Swing, les danseurs ont l’opportunité de s’inscrire dans une section "Collegiate Shag" portant le nom d'un très célèbre professeur de danse de New York en 1924 :" Arthur Murray." Il se danse en 6 temps avec beaucoup de hop (step hop step hop run run), ce qui lui confère une esthétique assez légère et aérienne. Durant les années 30, il a été essentiellement enseigné dans les "Ballrooms" blancs. Son balancé naturel en fait une danse très agréable à danser et à regarder.

Les danses de groupe

  Le Big Apple. Ses origines

Malgré son nom, le Big Apple ne vient pas de New York. Il est apparu à Colombia en Caroline du Sud vers le début des années 30. En ces temps de ségrégation raciale, il reste malheureusement cantonné dans la communauté afro-américaine. Cependant, comme beaucoup de danses de cette époque, il fut repris par les Blancs et obtint alors une grande popularité et une plus large diffusion.
 Betty Wood, une danseuse blanche du Big Apple de l’époque dit :"- Tout a commencé dans une synagogue abandonnée qui était devenue un Juke Joint". En 1930, âgée de 16 ans et de sortie avec ses amis, elle entend de la musique venant du Juke Joint. Intrigués, ils s’approchèrent et furent autorisés à rentrer à condition de monter dans une mezzanine réservée aux Blancs. La piste de danse n’était, quant à elle, occupée que par les Noirs. Simples spectateurs forcés, ils admiraient les Noirs danser ces pas de Jazz nouveaux, mêlés à d’autres qu’ils connaissaient déjà, inspirés d’autres danses en vogue : le Charleston, le Black Bottom ou encore, le Collegiate Shag.
 Ils sortirent avec l’idée d’inventer une danse faite de pas jazz en solo, mais accomplie dans un cercle, et appelée par un leader. Cette danse eut un succès instantané parmi la communauté blanche, et les danseurs accoururent de tout le pays vers la Caroline du Sud pour voir ce Big Apple dont ils avaient entendu parler.
 Après quelques temps, fort de ce succès, une nouvelle variation vit le jour. Appelée "Little Apple", celle-ci impliquait moins de danseurs pour composer le cercle. Les danseurs saisissaient une partenaire, se déplaçaient au centre du cercle et dansaient pendant un moment dans des styles proches (Shag ou autres danses de l’époque).


Diffusion du Big Apple aux Etats-Unis

En 1937, la chaîne des Théâtres Roxy commandite un spectacle itinérant basé sur le Big Apple. Ils lancent des auditions pour les danseurs à Colombia et 16 jeunes du coin sont retenus (Betty Wood était de ceux-là). Le spectacle eut un franc succès tournant durant 2 ans dans les Théâtres Roxy. Lors de son passage à New York, le show fut vu par Herbert White (Whithey), le manager et instigateur des Whitey’s Lindy Hoppers. Il le décrivit à son premier danseur Frankie Manning, lui demandant d’en créer un semblable pour sa troupe.
 Frankie n’a alors encore jamais vu le Big Apple mais se souvient de ces étés qu’il passait enfant à la ferme familiale près d’Aiken en Caroline du Sud. C’était dans les années 20 et il se rappelle souvent ces employés agricoles afro-américains qui faisaient ce qu’ils appelaient le "ring shout". Ceux-ci se mettaient en cercle, chantant et frappant des mains, pressant les autres à se mettre au centre et à improviser.
 La plupart des pas que Whitey décrivait à Frankie faisaient déjà partie du Lindy Hop. Frankie Manning les a combinés dans un concept circulaire, chorégraphie qui devint célèbre grâce au film "Keep Punching" et dont on se souvient comme être le Big Apple.


Le Big Apple, phénomène culturel


Le Big Apple est sans aucun doute une des danses qui a fait le plus fureur au Etats-Unis. Cette popularité est également due aux studios de danse Arthur Murray. En fait, selon leur site internet, «C’est le Big Apple qui a permis aux studios de danse de Monsieur Murray de devenir la plus grande chaîne de studios de danse à travers le monde». 
Arthur Murray était un professeur de danse blanc très entreprenant qui avait deux studios de danse basé à New-York. Il vit le Big Apple lors d’un show au Théâtre Roxy et commença à organiser des cours de Big Apple dans ses studios. Ces cours étaient devenus tellement populaires qu’il eut rapidement l’opportunité d’ouvrir des studios franchisés dans de nombreuses villes à travers les Etats-Unis.
 A partir du printemps 1938, le Big Apple devint un vrai phénomène de mode. Life Magazine publia un article sur «Comment danser le Big Apple ?». La danse devient si populaire que certains night club affichaient à l’entrée une inscription indiquant : «Désolé, pas de Big Apple. Pas assez de place». Il y avait des robes pour les soirées Big Apple, des sacs et toutes sortes d’accessoires. Même le fils du président Franklin Roosevelt a célébré son engagement avec une danse Big Apple à la Maison Blanche. 

Le Tranky Doo

Au même titre que le Shim Sham et le Big Apple, c'est une routine de Jazz Roots. Chorégraphié par Pepsi Bethel, c’est vers 1940, au Savoy Ballroom à Harlem qu’apparut le premier Tranky Doo.
Actuellement, le Tranky Doo est connu par la plupart des danseurs de Swing et il est fréquemment enseigné lors des cours et dansé en soirée. Bien souvent, lorsque les danseurs reconnaissent la musique du Tranky Doo, généralement Erskine Hawkins Tuxedo Junction, ils s’avancent sur la piste et font la routine ensemble.

Le Charleston

La danse Charleston est née dans le sud des Etats-Unis au début des années 1900. Le Charleston est à l'origine de la plupart des danses modernes, construites sur les rythmes noirs-américains et dans lesquelles les figures improvisées tiennent une place importante, avec parfois des mouvements acrobatiques inspirés des danses africaines, antillaises, etc.
 Le charleston se danse en solo, à deux ou en groupe, sur les rythmes endiablés du Hot Jazz. Il est fondé sur des déplacements du poids du corps d'une jambe à l'autre, pieds tournés vers l'intérieur et genoux légèrement fléchis.


L’histoire du Charleston
Le Charleston est né, comme d’autres danses afro-américaines du début du 20ème siècle, dans les communautés noires du sud des Etats-Unis. Cette danse a été créée vers 1900 et doit son nom à la ville de Charleston en Caroline du Sud. Ce n’est qu'au début des années 1920 que le Charleston prit son essor à New York City et particulièrement à Harlem. Les danseurs noirs étaient en pleine vogue à New-York au début du siècle dans des revues soient noires, soient "mêlées" comme par exemple "Shuffle along", "The Blackbirds", "Zieffield folies", avec les danseurs prestigieux qui avaient pour noms Eddie Rector, Bill Robinson, John Bubbles, Baby Laurence, King Brown.
 Il est devenu vraiment populaire aux États-Unis en 1923, à la suite de la présentation d’une revue entièrement noire se jouant sur Broadway : Runnin' Wild (musique Charleston de James P. Johnson). En France, il faudra attendre 1925, avec la première Revue Nègre, au Théâtre des Champs-Élysées de Paris, dans laquelle on retrouve Sidney Bechet et Joséphine Baker qui fait ses débuts. Le Charleston devient alors la danse de société de référence aux États-Unis et en Europe.

Le Charleston en couple
Dans les années 1920, les partenaires se tenaient face à face à la manière d’une position de danse traditionnelle européenne. Le bras droit du danseur dans le dos de la danseuse, le bras gauche de la danseuse sur l’épaule ou le bras droit du danseur. La main gauche du danseur et la main droite de la danseuse paume contre paume, maintenues à hauteur de l’épaule. Les partenaires pouvaient maintenir un espace entre eux afin de laisser de l’espace pour des jeux de jambes ou danser buste contre buste dans une position plus fermée. Petit à petit, les positions ont évolué et c’est ainsi que nous retrouverons plus tard, dans le courant des années 1930, des positions de danse comme le "tandem charleston" ou le "hand to hand charleston" qu’on voit souvent de nos jours dans le Lindy Hop.



Le Charleston aujourd’hui
Le Charleston revient de plus en plus au sein des communautés Lindy Hop à travers le monde. Il y a de plus en plus de compétitions et de "Charleston Battle" qui s’organisent souvent à la manière d’une "Battle Hip Hop" plus connue du grand public. Les danseurs improvisent des pas sur une musique, la plupart du temps très rapide, et agrémentent bien souvent leur danse de mouvements et d’acrobaties venus de diverses inspirations. Il est également important de savoir que nombre de danseurs de Hip Hop ou de Deep House sont eux aussi inspirés par le Charleston.

 

Jazz Roots ou Authentic Jazz

Il est né dans les années 1920-30, en pleine époque Swing. C’est une danse Solo qui était pratiquée à l’époque par les afro-américains. C'est un mélange de danses africaines et de charleston. Par la suite, différents pas de claquettes et de Lindy Hop se sont greffés aux mouvements  dans le Jazz Roots. Il est l’ancêtre de certaines danses actuelles telles que le Funk et le Hip Hop.


C’est en 2002 qu’est apparu pour la première fois le terme Jazz Roots, afin de différencier la danse Jazz des années Swing de la danse Modern Jazz, apparue dans les années 1940.

Le Jazz Roots comprend les danses en solo ou en groupe comme le Shim Sham, le Big Apple, le Tranky Doo pour les plus connues et intègre également une grande partie des pas du Charleston. De nombreuses créations sont proposées en stage et en cours régulier.